.Ici, je serais -M-
18 ans, et étudiante en Psychologie.
Il paraît qu'écrire ses maux, est une bonne thérapie. En voilà l'experience.
«Jurer, maudire et cracher sur cette mémoire qui enregistre tout et vous repasse ensuite, pendant des jours et des nuits, ce que vous tentez de fuir.»






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Du plus loin où viennent mes souvenirs, tu étais déjà là. Malgré nos six ans d'écart, nous faisions les cent coups tous les deux. Combien de fois nous sommes nous fait disputer correctement par nos parents, par ta grand-mère même. Nous allions monter les juments, sans selle, ni filet, nous y allions même en pyjama et chaussettes parfois, chose qui faisait bien hurler les adultes. Combien de fois sommes-nous allés chercher les oeufs derrière les bottes de paille. Combien de fois sommes-nous revenenus trempés à force de jouer trop près des maraicages. Combien de fois avons-nous râter l'heure du dîner (19h00!), et surtout combien de fois avons-nous fait la grimace devant la soupe quotidienne de ta grand-mère alors que nous étions en plein été? Pour la petite parisienne que j'étais, ces week-ends et ces vacances étaient fabuleux. Nous étions inséparables. Nous l'étions. Evidemment, ce que je vais dire là est évident une fois qu'on a lu le début, tu étais aussi mon premier amour. Que j'ai certes idéalisé pendant des années, mais tu étais le premier garçon que j'ai aimé. J'étais pourtant jeune, mais l'envie d'être avec toi pour toujours était là, présente au fond de mon coeur. Et puis un jour, une fille, une des filles des amis de tes parents est arrivée. Tes parents étant un peu envahissants sur les bords, t'ont malheureusement poussé vers elle. Tu m'as laissé tomber. Acolyte ou non, je n'existais désormais plus à tes yeux. J'étais la fille des amis parisiens de tes parents. J'étais "la petite conne", je m'en souviens encore...Je me rapelle avoir été là je jour de vos trois ans. Un 6 août il me semble, et dieu sait que cela remonte à loin. Puis nos parents ce sont fâchés. Cela m'a contrarié pendant très longtemps. J'avais tenté de garder un contact, assez minable, avec toi. Tu m'as rejeté. Plus tard, grâce à un réseau social connu, on s'est retrouvé. Ayant tous les deux grandi, nous étions capable de nous parler avec maturité. Puis nous nous sommes revus. Une joie envahissante me parcouru le corps en quelques secondes à peine. Elle aussi, elle était là. Ton amie, pour qui huit ans auparavant, tu m'avais laissé. J'étais contente de la voir. C'était étrange. J'étais sûrement plus heureuse de retrouver mon enfance, plutôt que toi qui sait. Nous avons passé un moment fabuleux. Nous nous sommes promenés, nous sommes allés voir un poulain que tes parents avaient confiés à des amis, et le soir, nous étions allés dans un restaurant sympa pour y boire un cocktail. Après cette soirée là, les centaines de textos ont commencé. Gênée, je m'entendais bien avec elle. Je ne voulais pas te rejeter, mais j'aimais l'amitié qui s'installait avec elle, une amitié que je n'avais pû avoir huit ans en arrière. Puis est arrivé un jour, où mon désir de petite fille pris le dessus. J'avais envie d'être avec toi, de te dérober à cette fille, qui huit ans plus tôt t'avais dérober à moi. Inutile de préciser, qu'en suite, les choses ont été moins jolies. Je me suis fâchée avec elle, tu t'es séparé d'elle. Deux enfants ayant fait une bêtise, une grosse bêtise. Mais nous nous sommes quand même revus. Et un baiser commença le début d'une autre histoire... Tu avais quitter une histoire d'amour d'enfance, une histoire qui avait duré huit ans, pour être avec moi... Sauf que moi, inconsciemment, je ne voulais que ce que je n'avais pas eu quelques années plus tôt. "Je te veux, je t'ai, je te veux plus". Je t'ai fait souffrir. Même beaucoup souffrir. Mais que veux tu que je te dise, on est quitte. Puis, malgré un autre essai, l'amour ne nous correspondait pas. Au fond, nous nous sommes dit tant pis. Et puis, nous sommes redevenus amis. Mais notre enfance a disparu. Nous avons beau essayer de marcher côte à côte, de nous rappeller certains souvenirs, ces souvenirs là, je les ai passé avec un autre. Ce n'était pas toi. Ce n'est plus toi. Aujourd'hui, une autre fille a conquis ton coeur. Tu ne vois que par elle, et dieu sait que pour toi, elle est parfaite. Ca je pense que tout le monde l'a compris. Nous étions inséparables. Regarde où nous en sommes aujourd'hui. Nous étions des rebelles. Plus tard on referait le monde, on continuerait d'avoir la tête dans les nuages, et l'esprit rêveur. On ne se prendrait jamais la tête avec le monde qui nous entoure, et nous continurons à galoper plus vite que la lumière sur ses jeunes juments. Tout ça, c'est parti. Ca s'est envolé. Ton enfance, la mienne... Il n'y a pas d'amitié, il n'y a que des moments d'amitié....


